dossier fibromyalgie


source de l'extrait :   http://fr.wikipedia.org/wiki/Fibromyalgie#Historique

 

Graham en fait une description dès . L' en définit les crières en . Dans les années 1970 et 1980, elle est considérée comme une maladie psychiatrique avec un versant dépressif. L'appelation "syndrome polyalgique idiopathique diffus" (SPID) a été créé par le Pr Kahn dans les années 80, mais le terme anglo-saxon "fibromyalgia" a prévalu dans les congrès médicaux et a été francisé en "fibromyalgie". Ce n'est qu'en que l' a reconnu cette maladie comme rhumatismale, alors qu'elle était auparavant considérée comme une maladie psychiatrique par les médecins du fait de sa rareté, touchant principalement les femmes, pouvant donner une certaine atteinte comportementale et n'ayant aucune trace biologique, ce "syndrome" fut attribué à tort à l'hysterie des femmes. Dans les années 1990, une déficience dans certains neurotransmetteurs () est identifiée qui serait impliquée dans la mécanique biochimique de la maladie. De plus en plus d'hommes sont atteints (1 homme pour 8 femmes). En , une étude démontre à l' fonctionnel une activité anormale dans la partie du cerveau qui traite la douleur chez les fibromyalgiques, inexistante chez les personnes non atteintes. Une cause exclusivement et/ou est donc exclue, entre autre du fait qu'actuellement on sait que seul le tiers des fibromyalgiques souffrent d'un problème de cet ordre. La fibromyalgie était codée M 70.0 comme non spécifié dans la (CIM). Depuis la dernière version, elle est maintenant codée sous M 79.7 sous son propre nom. Il y a eu ces 10 dernières années (depuis 1995) une résurgence importante (surtout depuis 2000) de ce syndrome, de plus en plus de jeunes (moins de 30 ans), certains diront "c'est la cause d'un meilleur diagnostic" sauf qu'il y a eu entre "150-200% de nouveaux" cas en moins de 7 ans, loin d'une histoire d'anciens fibromyalgiques en attente de diagnostic. Épidémiologie [] Une moyenne (mondiale) de 2 à 10 % (selon les pays) de la population des "pays industrialisés" sont touchés par cette maladie (2% de la population américaine avec une prédominance féminine nette). En France un rapport gouvernemental donne une prévalence française estimée à 3,4 % chez la femme et à 0,5 % chez l'homme, La fibromyalgie constitue 10 à 20% des motifs de consultation dans certains services de rhumatologie. On commence à parler de multi-fibromyalgies. Certains travaux de recherches biologiques font état de sous catégories. Causes [] La fibromyalgie n'a pas de cause "démontrée". A partir de 2000-2004, les scientifiques se penchent de plus en plus vers des désordres de natures et environnementaux, compte tenu de la résurgence surprenante de cas. Une atteinte du système nerveux central et un dérèglement neuronal ont été largement constatée chez les fibromyalgiques. Une composante chez les fibromyalgiques est évidente. Ainsi, en situation de stress, un fibromyalgique ressent une agravation de la plupart des symptômes en quelques instants, alors qu'une personne saine ne ressent rien mis à part des palpitations cardiaques et des mains moites. Il semble exister une perception différente de la douleur chez le fibromyalgique, avec en particulier, un seuil de perception plus bas. Le mécanisme de ce fait est toujours débattu. Visiblement il semblerait cohabiter 2-3 types bien distincts de fibromyalgies vraisemblablement une cause "naturelle" (la forme dite "rare" de ce syndrome) et le cas résurgent actuel pouvant être divisé en 2, une forme de fibromyalgie et une forme de fatigue chronique. La dégradation de la posture causée par la dysfonction de l', elle-même due à une défectueuse, joue un rôle étiologique dans la forme de fatigue chronique. L'épuisement généré à terme par les contractures musculaires résultant d'une posture vrillée contribue au syndrome de fatigue chronique rendant tout effort musculaire pénible, voire impossible. En outre, la majorité des personnes atteintes ont une antériorité de traitements d'orthodontie, souvent avec extractions, ayant déséquilibré l'occlusion et la posture qui fonctionne comme une roue voilée. Diagnostic [] Les fibromyalgies se présentent sous diverses formes de douleurs chroniques (douleurs franches, douleurs diffuses, sensations de brûlures, de coups, d', d'écrasement, d'arrachage, etc.) des muscles du squelette, des tendons et moins fréquemment des articulations, pouvant toucher tout le corps ou partiellement (), plus fréquemment le dos, les jambes et les bras, variant tout au long de la journée, de la semaine, du mois, de l'année. Le patient fibromyalgique a tout ou partie des symptômes suivants: Les symptômes de la fibromyalgie sont agravés dans les conditions suivantes: Pour certains patients les cycles correspondent à : On parle globalement d'. S'ajoute une fatigue dite "chronique" réactionnelle (à ne pas confondre avec le , que peuvent avoir en plus certain fibromyalgiques). Un enchaînement dans le sens "fatigue de l'organisme" (attaques virales, infections répétitives, résistances), puis , puis fibromyalgie est plus que probable pour certains. Chaque fibromyalgique à ses cycles, ses symptômes, d'intensités et de durées variables. On retrouve quelques points communs comme une prédominance de raideurs et une fatigue au réveil pouvant s'atténuer à plus ou moins long terme indépendamment de chaque symptôme (de quelques minutes à quelques heures, voires persistant la journée, plusieurs jours), une fatiguabilité exacerbée, des troubles du sommeil (pas de sommeil profond, points d'appuis gênants/douloureux, agitations), puis tout un ensemble d'autres symptômes satellites dont les plus courants sont des migraines, des troubles de la concentration (variable), des troubles de la mémoire ( à court terme), des troubles de la vision (brouillard, décalage), une certaine irritabilité, des sauts d'humeur, des problèmes du comportement (attitude), d'élocution (concentration, mémoire, fatigue), des troubles digestifs, le syndrome des jambes sans repos, , , picotements, démangeaisons, impatience, etc. Un panache de symptômes ressemblant à s'y méprendre aux effets d'une drogue, peut être la réponse à la complexité de ce syndrome. Un tiers des fibromyalgiques présentent une , voire un état névrotique de type hystérique, pour certains du type réactionnel (charge psychologique, atteinte neurologique sévère). Cependant, statistiquement les fibromyalgiques ne présentent pas un terrain dépressif et/ou psychiatrique prédisposant supérieur au reste de la population. Il existe diverses formes de sévérités à la fibromyalgie, pouvant éventuellement correspondre à diverses causes. La problématique est de trouver une échelle (un marqueur) de sévérité fiable, inexistant du fait qu'aucun marqueur n'a encore été mis à jour. Certains travaux de recherches tendent à ce qu'il existe une corrélation entre substance P (un neurotransmetteur) et sévérité. Traitement [] Les traitements reposent au cas par cas sur des et/ou des et/ou des , ces 2 derniers étant prescrits pour leurs effets antalgiques sur le système nerveux central (et non pas pour une avec les antidepresseurs, mais bien pour l'effet antalgique) et doit être associé à une réadaptation fonctionnelle basée sur des exercices physiques permettant d'augmenter le seuil de la douleur et ne pas "rouiller" encore plus. Chacun ayant son seuil de tolérance à l'effort et une atteinte plus ou moins sévère incalculable il n'est pas simple de généraliser. Pour certains la marche est juste supportable et variable, pour d'autres, une activité on dira "pleine et normale" est réalisable. La prise en compte des conséquences psychiques peut comporter : Pour le moment il n'existe pas de traitement curatif, aucun traitement n'est efficace sur le long terme et aucun régime n'a prouvé son efficacité. Une attitude positive et une coopération active avec un médecin qui connaît bien le patient et l'écoute augmenteraient notablement les chances de rémission. En FranceOfficiellement en 2005 le gouvernement estime à 3,9~4,5% de la population Française atteinte de fibromyalgie, environ 3 millions de français, 1 personne sur 20. Carole Robert, pour l'association Fibromyalgie France, estimait en que plus de 3 millions de Français seraient concernés (soit autant que l'ensemble des personnes atteintes de maladies rares en France, selon les chiffres transmis par le Ministère de la Santé et des Solidarités en . Des pistes environnementales et génétiques sont à creuser car, selon l'association, 64% des personnes myalgiques présentent une intolérance à des produits chimiques. En , le a commandé un rapport sur la fibromyalgie à un groupe de travail de l', coordonné par () et (), rendu en . Ce rapport reconnait «  », mais « " ». Le rapport note aussi la difficulté de mesure des symptômes en raison du ou encore le caractère « ». Le Ministère aurait aussi prévu une enquête épidémiologique, mais l' attendait toujours en une définition du ministère pour cette maladie, étude demandée en . La reconnaissance de l' devrait accélérer la reconnaissance au niveau national et l'intensification nécessaire de la recherche. Pour l'instant l'évaluation est laissée à "l'appréciation" du médecin conseil décidant le temps d'une consultation sur le motif de convocation "fibromyalgie" et se référent au "rapport de l'" incomplet. Pour résumer Cette affection est caractérisée par un état douloureux musculaire chronique (myalgies diffuses), ainsi qu'une (fatigue) persistante. Les troubles psychologiques (Chronicité des symptômes, charge psychologique) qui lui sont associés ont donné lieu à maintes hypothèses au plan psychopathologique. L'importance des traits anxio-dépressifs a même pu conduire à se demander laquelle de ces deux disciplines, de la rhumatologie ou de la psychiatrie, était habilitée à la prendre en charge. Handicapante ? La problématique médicale est là, aucun marqueur de sévérité, aucun marqueur d'atteinte. Les variantes d'atteintes de fibromyalgies sont très larges, d'une fibromyalgie peu sévère permettant de garder une vie presque "normale" à la fibromyalgie sévère handicapante il y a un panache de variantes trés difficilement classifiable. La subjectivité, l'interpretation de ses symptômes, l'interprétation du médecin, la tolérance à la douleur, les aléas des symptômes, les rémissions, les intensités, les amplitudes, la gestion psychologique, la chronicité, les échecs thérapeutiques, les échecs de dialogue, de comprehension, ainsi de suite, amène une pathologie trés complexe pour le patient, et encore plus complexe à transmettre. Comme c'est le cas dans toute autre pathologie chronique, ces éléments d'anxiété et de dépression ne permettent pas, cependant, de préjuger d'une personnalité morbide pré-existante ; ils semblent bien être la conséquence de la chronicité de la douleur. Ce syndrome, comme c'était le cas pour la il y a 20 ans, reste mal perçu et peu reconnu, tant par l'entourage que par les administrations. Il pousse les personnes malades à l'isolement, voire à la dépression et/ou à la culpabilité de souffrir et de devenir handicapé par cet état douloureux et épuisant. Le quotidien d'un fibromyalgique peut être aisément comparé à celui d'une personne atteinte de . Notes Bibliographie []

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Dernière mise à jour de cette page le 02/08/2008

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